Réservé aux membres

Du devoir de douter


Il n’y a pas de connaissance absolue, pas de connaissance parfaite, pas de connaissance infinie. Nous connaissons toujours « à peu près ». Ainsi connaît-on ses amis, son quartier, sa maison : ce que nous avons dans l’esprit, lorsque nous y pensons, correspond globalement, grâce à l’expérience réfléchie que nous en avons, à ce qu’ils sont en réalité. Mais cet « à peu près » distingue la connaissance de la vérité. Sur ses amis, on peut se tromper : une intention nous échappe, une souffrance est cachée, un trait se révèle tard. Sur son quartier, on ne sait jamais tout : ses histoires, ses tensions, ses transformations. Sur sa propre maison, même, on peut ignorer bien des choses. Sur soi-même, également : nos motifs réels, nos automatismes, nos contradictions.


Accès réservé

Passez membre pour lire la suite et accéder à la totalité du contenu en illimité