Au commencement était le corps. Du moins, c’est souvent par lui que nous appréhendons d’abord notre existence : un être de chair et d’os, régi par les lois de la biologie. Dès la préhistoire, l’humanité a pressenti qu’il y avait « quelque chose en plus » que le simple organisme physique – un principe invisible animant ce corps. C’est ainsi qu’est née l’idée d’une âme immatérielle, souffle de vie ou étincelle divine, qui distinguerait l’être vivant de la matière inerte. Dans la plupart des cultures et des religions anciennes, on trouve la croyance en un dualisme implicite : d’un côté le corps matériel, de l’autre une âme/esprit d’essence différente, que l’on a souvent imaginée survivre à la mort du corps. Par exemple, dans la tradition chrétienne, l’homme est défini comme une union de corps et d’âme, créée à l’image de Dieu.
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Le corps, l’âme et l’esprit
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