Deuxième grand trait du réel : rien n’existe de manière isolée ou indépendante. Autrement dit, le monde n’est pas une collection d’entités séparées, juxtaposées sans relation ; il s’apparente plutôt à un réseau inextricable de causes, d’effets et d’interactions où chaque élément dépend de multiples conditions. Cette interdépendance universelle est une intuition que partageaient de nombreuses traditions spirituelles et écoles philosophiques. Le bouddhisme en a fait l’un de ses concepts clés, appelé la « production conditionnée » (pratîtya-samutpâda) : « dans le bouddhisme, tous les phénomènes sont composés et interdépendants : les objets, les individus, mais aussi les sensations, les perceptions, la pensée et la conscience ». Autrement dit, rien n’existe en soi, par soi ; tout existe par autre chose, dans la relation.
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L’interdépendance
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